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Stratégie & Investissement

Diversification

Les actions en bref

“Ne mettez pas tous vos oeufs dans le même panier.”

Est-ce si difficile de diversifier son portefeuille ?

Les investisseurs savent que la diversification est essentielle dans la gestion de leur patrimoine. Les journaux et les ex-le passé, des événements ont démontréce qui pouvait se produire lorsqueles investisseurs se concentraient sur un placement unique. L’affaire ENRON est connue comme le plus gros scandale financer. En moins d'un an, la plus grande société au monde a dû mettre la clé sous la porte en raison de malversations. La société était également connue pour avoir un fonds de pension principalement investi en titres de la société; les employés d’ENRON comptaient sur cette épargne pour leur retraite. Après le dépôt de bilan de la société, les employés ont vu leur retraite réduite à néant. Le problème auquel sont souvent confrontés les investisseurs est double : soit le portefeuille est composé de trop de titres, ce qui ne permet pas un suivi approprié des sociétés correspondantes, soit il n’est pas composé d’assez de titres, ce qui peut également pénaliser la performance du portefeuille, car dans ce cas, la chute d’un titre pèse sur l’ensemble de la performance du portefeuille. Dans le premier cas, l’investisseur doit analyser une énorme quantité d’informations et rééquilibrer ou adapter son portefeuille en conséquence ; or cela nécessite beaucoup de temps et d'énergie. L'investissement financier est également important, car prendre des positions et remodeler le portefeuille augmentent les coûts de transaction.

Les investisseurs comprennent généralement ce besoin de diversification, mais on peut facilement se tromper en essayant d’y répondre. Suivant la devise du fondateur de Berkshire Hathaway, Warren Buffett, les investisseurs devraient investir uniquement dans ce qu’ils comprennent; ils devraient se concentrer sur les secteurs qu’ils connaissent et lessociétés qu’ils comprennent, ce qui lesconduirait malheureusement à réduirel’univers d’investissement à un nombrelimité de marchés et de secteurs, et dese retrouver avec une poignée de valeurssupportant les mêmes types de risques.

D’un autre côté, certains investisseurs ont tendance à trop diversifier leur portefeuille et pensent que détenir toutes les valeurs d’un indice constitue une bonne diversification. Limiter les risques en appliquant cette méthode peut donner lieu à des performances inférieures à celles d’un indice sous-jacent en raison des coûts de transaction ; dans ce cas, il serait plus judicieux d’investir dans unfonds indiciel coté (ETF). L’objectif de la diversification est de fournir un niveau de risque inférieur tout en générant une performance supérieure à celle d’un indice.

Les devises, un pari sur les pays plutôt que sur les actions

On ne cesse d’entendre que le dollar américain est une valeur refuge et que quand l’économie mondiale plonge, les investisseurs devraient se ruer vers cette devise. Il est vrai que cette devise a tendance à s’apprécier par rapport aux autres quand la situation économique s’assombrit. Si cela se combine avec la hausse d’une action donnée, alors le scénario est gagnant-gagnant. Mais cette appréciation compense-telle un mauvais pari sur une valeur ? Il est évident qu’investir dans plusieurs devises permet de se diversifier et de se créer un coussin de protection, puisque l’appréciation de l’une accompagne la dépréciation d’une autre.

Les marchés interconnectés rendent l’approche régionale obsolète

Certains investisseurs considèrent la diversification géographique comme l'approche appropriée pour diversifier leurs positions. Le principal problème avec cette approche est que les marchés actuels sont interconnectés, que les sociétés sont mondiales ont des intérêts dans plusieurs pays … Comme la compréhension des origines des flux de trésorerie constitue un travail long et difficile, les investisseurs procédent souvent à une " fausse diversification ". Imaginons une société ayant son siègesocial au Moyen-Orient.

Répartition sectorielle

Le graphique précédent présente les différents risques auxquels la société pourrait être confrontée. Cette répartition géographique limite les risques sur les revenus car la quasi-totalité de ces revenus sont générés dans le reste du monde. Un investisseur pourrait penser qu’il a investi dans une société du Moyen-Orient, mais son placement dépend en fait d’autres régions. Nous allons maintenant nous attarder sur les autres risques régionaux auxquels une société peut être confrontée. Si nous prenons l’exemple d’un constructeur automobile et que nous essayons d'identifier la localisation de ses sites de production, nous remarquerons que la société a des actifs dans le monde entier. Chaque pays a sa propre réglementation en matière d'amortissement, de propriété... Il devient de plus en plus difficile de comprendre et de gérer toutes ces données et de prévoir leurs impacts éventuels sur les résultats de la société. De plus, le risque géopolitique peut affecter les sociétés présentes dans des pays instables et peut entraîner la destruction des actifs (guerre) ou une nationalisation forcée (comme en Argentine en 2001).

Approche sectorielle, une diversification naïve

Le problème est le même pour l'approche sectorielle : les sociétés ont tendance à se diversifier de plus en plus, que ce soit verticalement (en rachetant leurs fournisseurs et/ou clients) ou horizontalement (en rachetant leurs concurrents). Mises à part les sociétés qui se consacrent à une activité principale, comme Apple, PSA..., il est de plus en plus difficile de considérer qu'une société n'est impactée que par des événements relatifs à son activité historique. General Electrics est l'un de ces conglomérats internationaux qui mélangent les deux contraintes : le chiffre d'affaires de GE est réparti dans le monde entier et issu d'activités allant du développement de moteurs (activité industrielle) à des solutions de de financement (GE Capital) . Si nous jetons un oeil à ses participations dans d'autres sociétés, nous remarquons que GE possède 51 % de NBC Universal, et cette participation a représenté 10 % du résultat d'exploitation de GE en 2010. Rester à jour avec une telle société requiert du temps et un certain niveau de connaissance des différents secteurs dans lesquels elle est active.

A quantitative solution

In The Intelligent Investor, Ben Graham explained that an optimum diversification could be obtained with 10 to 30 stocks. Since then, various research papers proved that with 20 stocks, the total risk of a portfolio was reduced by 70%. Over diversifying is a commonly made mistake and does not make economical sense. Imagine a portfolio in which the position on XYZ’s stock represents only 0.5% of the equity portfolio, and let us assume, for the sake of it, that this investor is 20% invested in equities; by simple virtue of multiplication, that position represents only 0.10% of the total portfolio. Now let us say that this investor is a great stock picker, applying a perfect bottom-up strategy, and that the stock is skyrocketing +100%; the impact on the portfolio would only be a gain of 0.10%. When applying the 20 stocks rule and managing an equally weighted portfolio, which could imply some regular rebalancing, each stock represents 5% of the equity portfolio; a chance is given to each stock to perform and noticeably impact the overall performance of the portfolio.

The Modern Portfolio Theory (MPT), developed by Markowitz, tries to create optimum equity portfolios that would maximize returns for a certain level of risk. If we go into details, the idea is to minimize the variance, which is computed by using the standard deviation and the mean of time series and is defined as being the measure allowing to understand how spread out a distribution of returns is, while maximizing the said return. This first step of defining how many assets should be included in the portfolio is closely followed by the selection of each individual asset according to its relationship - its correlation – to all others. The main idea is to select stocks that are not correlated in order to minimize sudden increases or decreases of their market values. Building a correlation matrix can require time and tools not always readily available to investors.

In a nuthsell

We highlighted the intricacies of diversifying an equity portfolio. We identified the various keys one could use to obtain a balanced portfolio and explained the various underlying biases an investor could face. But this is just one part of what an investor should do to manage his wealth properly. The proper diversification should encompass all asset classes (investing in a South African bond and investing in gold mine equities would lead to an overexposure to a specific sector and a specific region) and the specific investor situation (nationality, other investments, …).