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Stratégie & Investissement

Nominatif

Un seul mode de détention est commun à travers le monde : « au porteur ». Ce mode est employé lorsque l’achat des titres est réalisé par le biais d’un intermédiaire financier. Il s’agit d’un ordre de bourse qui se traduit par l’enregistrement de l’action au sein du portefeuille aux côtés des autres titres détenus. L’établissement bancaire qui héberge le portefeuille est le seul interlocuteur de l’investisseur et se charge des tâches administratives.

Les actions en bref

“Tenez vos titres. Tenez les biens !”

 

Un seul mode de détention est commun à travers le monde : « au porteur ». Ce mode est employé lorsque l’achat des titres est réalisé par le biais d’un intermédiaire financier. Il s’agit d’un ordre de bourse qui se traduit par l’enregistrement de l’action au sein du portefeuille aux côtés des autres titres détenus. L’établissement bancaire qui héberge le portefeuille est le seul interlocuteur de l’investisseur et se charge des tâches administratives.

Suivant le pays, il existe divers moyens d’améliorer les rendements et de réduire les coûts de détention des titres. Ils sont intéressants pour les investisseurs et pour les entreprises qui sont soucieuses d’attirer des investisseurs à long terme. De plus, il est essentiel, pour une entreprise, d’être en mesure de s’adresser personnellement aux investisseurs par le biais de prestations réalisées sur mesure (clubs des actionnaires, visites de l’entreprise, etc.), renforçant ainsi la fidélité de ceux-ci et l’image de la marque. Ces plans présentent certains dénominateurs communs : les frais de conservation sont payés par les entreprises et les frais de transaction sont, souvent, soit inexistants, soit fixés à un taux attractif. Les investisseurs peuvent ainsi devenir actionnaires à moindres coûts. Toutefois, les actionnaires «au nominatif administré» ou soumis à un «régime de réinvestissement des dividendes» ne peuvent pas consolider leurs positions comme ils le feraient avec un portefeuille unique. Un relevé de compte séparé est envoyé pour chaque valeur, ce qui rend le processus fastidieux, sans compter celui de la déclaration fiscale qui l’est encore davantage. Ainsi, la plupart des avantages liés à l’emploi d’un intermédiaire disparaissent.

Nous nous sommes concentrés sur deux pays et n’avons pas identifié de méthodes analogues au Royaume-Uni ou en Asie. De plus amples informations concernant les données et/ou les interlocuteurs appropriés sont disponibles sur le site de l’entreprise, dans la section consacrée aux relations avec les investisseurs ou actionnaires individuels. Cette recherche peut néanmoins s’avérer difficile dans la mesure où la nomenclature concernant ces régimes varie selon le pays.

Entreprises Françaises

En France, il existe trois modes de détention d’une action :

  • Au porteur (voir ci-dessus)
  • Au nominatif

Cette méthode est divisée en deux sous-groupes partageant certaines caractéristiques : les frais de conservation sont très souvent nuls et les frais de transaction sont fixés à un taux attractif. Il est conseillé d’acquérir les actions directement au nominatif.

“Au nominatif administré” : les actions sont détenues par une institution choisie par l’entreprise, mais l’interlocuteur du titulaire est son intermédiaire financier habituel. L’entreprise n’a pas de contact direct avec l’investisseur et toutes les tâches administratives sont effectuées par l’institution.

“Au nominatif pur” : l’entreprise connaît le titulaire et détient les actions. L’investisseur reçoit les documents administratifs ; c’est là le principal inconvénient de ce mode de détention. L’entreprise fournit à l’investisseur un site Internet exclusif lui permettant de gérer ses positions et les frais sont généralement à la charge de l’entreprise.Il convient de noter que les transactions peuvent prendre davantage de temps dans la mesure où l’entreprise détient les actions et les achète elle-même; les transactions sont ainsi susceptibles d’être exécutées à un prix moins attrayant. Ce mode ne doit pas être considéré s’il ne s’inscrit pas dans une stratégie d’achat à long terme.

Le plus souvent, le cas d’Air Liquide est cité : après deux ans de détention d’une action au « nominatif pur », l’entreprise offre une prime de 10 % sur les dividendes distribués, que ce soit en espèces ou sous forme d’actions :- si le dividende distribué en espèces s’élève à 1€ par action, vous recevrez 1,10 € par action enregistrée. Certaines entreprises offrent simplement de doubler les droits de vote après une période de 2 ans.

- si Air Liquide décide de distribuer des actions en supplément du dividende, elle offrira une prime de 10 % à chaque investisseur détenant des actions enregistrées. Les investisseurs ordinaires recevront 1 action pour chaque groupe de 10 actions détenues et les investisseurs inscrits au registre des actionnaires recevront 1,1 action pour chaque groupe de 10 actions enregistrées.

Certaines entreprises n’offrent aucun service ; nous vous conseillons de ne pas enregistrer vos actions auprès d’elles, car cela entraînerait une surcharge de travail (tâches administratives, etc.).

Certaines entreprises proposent une adhésion à un club d’actionnaires. Ces clubs réservés aux investisseurs inscrits au registre des actionnaires proposent des remises sur divers articles/voyages/services suivant l’activité de l’entreprise.

Entreprises Américaines

Aux États-Unis, deux régimes sont proposés. Dans les deux cas, les titres peuvent être détenus au sein de l’entreprise elle-même ou « in street name », c’est-à-dire confiés à une institution financière. Dans le cas de ce dernier, le système peut s’avérer risqué, l’assurance SIPC sur les dépôts ne protégeant l’investisseur qu’à hauteur de 500 000 $ en cas de faillite de l’intermédiaire (http://www.sec.gov/answers/sipc.htm).

DRIP (Dividend Reinvestment Plan) : régime de réinvestissement des dividendes

Dans le cadre d’un DRIP, tous les dividendes perçus sont automatiquement réinvestis dans l’entreprise. Dans la mesure où la plupart des entreprises américaines distribuent un dividende trimestriel, le nombre de titres détenus augmentera à chaque période. Cette méthode est efficiente, car elle permet d’éviter que les sommes en espèces « dorment » sur le compte. En outre,les actions sont achetées au cours moyen affiché durant une période donnée, ce qui peut être financièrement très intéressant. Si un titre se négocie à un cours moyen de 10 €, mais affiche une tendance haussière, l’investisseur l’acquiert à un prix plus bas et réalise ainsi un bénéfice immédiat, même s’il est impossible de vendre l’action instantanément. Les investisseurs peuvent également acheter des fractions d’actions, ce qui leur permet de renforcer progressivement une position en optimisant l’utilisation de leurs liquidités disponibles. Il faut noter que les actions sont vendues et rachetées par l’entreprise. Ce mode de détention est donc soumis à un certain niveau d’actions propres de l’entreprise et s’avère moins liquide que le mode « au porteur » dans la mesure où l’exécution et le paiement de la transaction peuvent prendre davantage de temps que prévu. Cette méthode s’adresse donc uniquement aux investisseurs à long terme et ne doit pas être utilisée pour réaliser un bénéfice à court terme.

DSP (Direct Stock Plan) : régime d’actionnariat direct

Ce régime fonctionne comme un compte d’épargne : l’investisseur décide du montant qu’il souhaite placer et attend. L’idée consiste à investir une certaine somme d’argent (par ex. 100 $) de façon régulière dans un titre. Le courtier achète les actions, et les fractions d’actions et bâtit ainsi une position solide au fil du temps. Le principal avantage de cette méthode est que les coûts de transaction et autres frais sont faibles, voire nuls dans certains cas, dans la mesure où l’entreprise se charge de les payer. Le cours, comme dans le cas du régime DRIP, ne sera pas celui qui est disponible sur les marchés, mais une moyenne affichée durant une période donnée. En outre, il ne sera pas possible pour l’investisseur de vendre ou d’acheter les actions aussi vite qu’il le souhaite dans la mesure où l’entreprise fixe un calendrier indiquant les périodes durant lesquelles les transactions sont possibles.

Détention de titres étrangers

Il est généralement aisé pour un investisseur de détenir des titres cotés sur des places boursières connues (NASDAQ…). Les récents mouvements de consolidation entre places boursières comme NYSE Euronext rendent les transactions plus simples. En revanche, la détention de titres d’un pays offrant peu d’accès peut être difficile, voire impossible. Un certificat représentatif d’actions étrangères (depository receipt) équivaut à une action de société cotée à l’étranger. Ce certificat est une copie exacte du titre coté. Le ratio ADR définit le nombre d’actions d’origine reçues par certificat ADR : un ratio de 5 sur 1; l’investisseur recevra 5 actions par certificat. Chaque certificat est négocié dans la devise libellée sur le certificat et les dividendes sont distribués dans cette même devise. Les dividendes sont les mêmes que ceux dont jouissent les actionnaires qui détiennent les titres originaux. Il convient néanmoins d’accorder une attention particulière au ratio titres/ADR : si ce ratio chute en deçà de 1, l’investisseur ne recevra qu’une fraction du dividende distribué.

Différents certificats représentatifs d’actions étrangères sont disponibles :

ADR (American Depository Receipt) - certificat américain d’actions étrangères - disponible pour toute entreprise non américaine.L’ADR se négocie en USD et les dividendes sont également distribués en USD

GDR (Global Depository Receipt) - certificat international d’actions étrangères, également appelé IDR (International Depository Receipt).Les GDR sont des certificats négociés sur plusieurs marchés financiers.Les dividendes sont versés dans la devise d’émission du GDR.

EDR (European Depository Receipt) - certificat européen d’actions étrangères.Permet aux entreprises non européennes d’attirer les investisseurs du monde entier.Ces certificats se négocient en EUR et les dividendes sont également versés en EUR.

En utilisant les divers modes de détention d’actions, il est possible de modifier le rendement d’un portefeuille. Ces modes diffèrent d’un pays à l’autre et peuvent manquer de souplesse. Il convient de peser le pour et le contre avant de décider d’adopter ces modes. Quoi qu’il en soit, aucun n’est adapté à un placement à court terme; ils s’adressent uniquement aux investisseurs long terme, car ils nécessitent du temps pour être efficaces.

En bref

En connaissant et en utilisant les divers modes de détention d’actions, il est possible de modifier le rendement d’un portefeuille de manière positive. Ces modes diffèrent d’un pays à l’autre et peuvent manquer de souplesse. Il convient de peser le pour et le contre avant de décider d’adopter un mode plus sophistiqué. Quoi qu’il en soit, aucun de ces modes ne doit être employé pour un placement à court terme. Ces modes s’adressent uniquement aux investisseurs à long terme, car ils nécessitent du temps pour être efficaces